*Fotokompositionen und Malerei von Marie-Ange Gonzales. *Gedichte von Marie-Ange Gonzales Zum VERKAUFEN
" Inspiration ou la délivrance" photocomposition de marie-Ange Gonzales
Déraison
complainte sourde des souvenirs
d'autrefois,
résonne sous l'azur morne de mon émoi.
Cheveux bouclés, un regard de jais, la bouche en coeur,
petite fille sourit, court et grandit, sans peur.
Souvenirs comme un parfum d'encens et de pleurs,
flottent dans ma mémoire égarée, presque effacée.
Un soir de l'école elle n'est pas rentrée,
sans cesse je l'ai cherchée...
Jour aprés jour j'ai hurlé som nom,
dans les rues et sans détours les tripes nouées au fond.
L'imaginer perdue, volée, tuée,
arrachait mon coeur, broyait mon ventre.
Aux portes de la folie, je priai pour qu'elle rentre...
Je l'ai perdue...
Dieu ne m'a jamais entendu.
Aux clochers des églises,
mes prières sont restées suspendues.
Mes larmes ont noyé les pluies de l'hiver,
et je crois que mon prénom, mon nom et ma raison
dans l'abîme de mon désespoir à jamais, furent perdus.
Complainte sourde des souvenirs d'autrefois,
résonne toujours dans le gouffre de mon désarroi
13/11/2006
Lunessences « Emotions essences de vie tomme II «
Unverstand
Dumpfes Klagelied der gestrigen Erinnerungen ,
hallt unter dem trüben Azur meiner Erregung.
Lockiges Haar, tiefschwarzer Blick, stets vergnügt,
kleines Mädchen läuft und wächst ohne Furcht.
Erinnerungen wie ein Duft aus Weihrauch und Tränen,
schweben in meinem verirrten Gedächtnis, beinah verschleiert.
Eines Abends aus der Schule kam sie nicht heim,
ruhelos habe ich sie gesucht...
Tag für Tag schrie ich ihren Namen,
in die Straßen, Angst zerrissen.
Ist sie mir verloren, geraubt, getötet worden?
Am Rande des Wahnsinns betete ich, dass sie heimkäme.
Ich habe sie verloren...Grauen ergreift mich.
Gott hat mich nie gehört...
An dem Glockenturm,
blieben meine Gebete hängen.
Meine Tränen haben den Winterregen ertränkt.
Ich weiß, dass mein Name und mein Verstand
im Abgrund meiner Furcht für immer verloren gingen.
Dumpfes Klagelied der gestrigen Erinnerungen
hallt immer im Abgrund meiner Verzweiflung!
Übersetzung von Joelle Diehl-Lagae